Pendant ma tournée "A la recherche de la chaussure perdue", je me rends compte que je ne m'arrête pas devant les vitrines.
Aucune envie... Peut être parce que je sais que je n'ai pas les moyens.
Surtout je sais que si j'avais les moyens, rentrer dans un magasin me déprimerait encore plus. Je ne rentrerai dans rien.... Je me rends compte que j'ai toujours évité soigneusement les boutiques tels que Zara et Xanaka qui s'arrêtent au 44. J'ai passé l'âge d'aller chez Pimkie et pourtant ils montaient jusqu'au 46 avant qu'ils ne se mettent à vendre du 34.
Comme toujours impression d'être à part.
Ca continue dans la soirée. Je suis invitée chez un couple de copains avec Ex ex ex.
Pendant la soirée, je dévisage sans aucune discrétion S. Il évite soigneusement mon regard. Je le sens lointain. Je le connais et sait qu'il regrette. Et me dis "Quel épouvantable gachis". Je le trouve toujours aussi séduisant. Je sais à quel point il peut être calin et attentionné quand il le veut. Mais au cours de la discussion son immaturité pointe parfois.
La lassitude m'envahit sans prévenir quand nous quittons nos amis. Envie de bras calins et amoureux. Je sais que ce serait une erreur de me jeter dans les bras de S. pour ça. Les conséquences serait trop difficiles à assumer. Un moment de tendresse avec lui ne déboucherait sur rien.
En rentrant je vais sur meusseuneuh faire un petit coucou à l'homme dont je vous ai déjà parlé. Je sais qu'il m'attend. J'ai envie de m'épancher mais n'y arrive pas. Il me demande ce que que j'ai mais je sens une sorte de distance. Je ressens qu'il ne veut pas aliéner un peu de sa liberté et le comprend. Le virtuel me fatigue. J'aurai aimé pouvoir le voir aujourd'hui.
Il n'habite pas ma ville et a des obligations. De toute façon même si j'avais pu le voir , je sais qu'il ne m'aurait pas pris dans ses bras pour me consoler, me caliner...
Au programme , lecture et dodo . Je me coupe du monde jusqu'à ce soir .
I've got the blues.
A plus les loulous